Tactiques d’attaque
Le coup calme aux échecs
Par Antoine TamanoMis à jour
Un coup calme aux échecs n'est ni un échec ni une prise et, dans un problème, il gagne en préparant une menace impossible à parer.
Un coup calme ne donne ni échec ni prise, mais constitue malgré tout le meilleur coup de la position. Il est difficile à trouver, car le regard examine d’abord les échecs et les captures, puis s’arrête souvent là. Le coup calme crée une menace que l’adversaire ne peut pas parer, effectue une retraite gagnante ou avance un pion sans rien changer, sauf le camp qui doit jouer.
Le coup calme fonctionne grâce à la menace qu’il prépare. Il doit menacer davantage que ce que l’adversaire peut accomplir avec le tempo gratuit qu’on lui accorde, généralement un mat ou le gain de la dame. Il peut aussi retirer une dernière case de fuite ou passer le trait dans une position où chaque coup perd. Avant de le jouer, dresse la liste des réponses. Un coup calme n’est bon que si aucune ne fonctionne.
Pour en trouver un, demande-toi ce que tu jouerais si tu pouvais jouer deux coups de suite. Le second coup est la menace. Le coup calme est celui qui la prépare sans laisser à l’adversaire de meilleure ressource. Souvent, il fait entrer la dernière pièce dans l’attaque : une montée de tour, un fou placé sur la grande diagonale ou un pion qui retire une case de fuite au roi.
À plus haut niveau, le coup calme est le deuxième coup de nombreuses combinaisons. Le sacrifice est spectaculaire, mais c’est le coup calme qui le suit, celui que le défenseur n’avait pas calculé, qui fait gagner. En finale, il devient un coup d’attente : un pion avance d’une case pour obliger le roi adverse à céder du terrain.
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En finale, le cousin du coup calme est le coup d'attente qui place l'adversaire en zugzwang: rien n'est menacé, mais chacun de ses coups détériore sa position.